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Bilateral oophorectomy and premature menopause .
The American Journal of Medicine , Volume 118 , Issue 12 , Pages 131 - 135 S . Hendrix
The ovary is a complex metabolic organ. The follicles produce both androgens and estrogens, whereas the stromal tissue synthesizes androgens only. When menopause occurs, both androgen and estrogen levels decrease. The postmenopausal ovary remains a source of endogenous androgens that are converted to estrogen. The consequences of premature removal of the ovaries are not well known. The risks and benefits of menopausal hormone therapy (HT) in women with premature menopause have not been studied. Women who have had surgical menopause experience more severe symptoms and will need to stop estrogen therapy at some point in their lives. Intense symptoms such as hot flashes, night sweats, and insomnia will redevelop, so women should be given informed consent about the need for long-term use of HT and the greater difficulty in discontinuing therapy.
http://linkinghub.elsevier.com/retrieve/pii/S0002934305009150
The Cochrane Collaboration
Cochrane Reviews
Hysterectomy versus hysterectomy plus oophorectomy for premenopausal women
Orozco LJ, Salazar A, Clarke J, Tristán M
Removing the ovaries at the time of hysterectomy could potentially improve longevity as it reduces the risk of ovarian cancer and the need for future gynaecological procedures. However, women who have had their ovaries removed have also been reported to have an increase in cardiovascular disease. Currently, there are no good quality studies of the benefits or harms of removing the ovaries at the time of hysterectomy. Until well-designed studies that compare women undergoing hysterectomy with women undergoing hysterectomy and removing ovaries are undertaken, removing the ovaries at the time of hysterectomy should be approached with caution.
This is a Cochrane review abstract and plain language summary, prepared and maintained by The Cochrane Collaboration, currently published in The Cochrane Database of Systematic Reviews 2008 Issue 3, Copyright © 2008 The Cochrane Collaboration. Published by John Wiley and Sons, Ltd.. The full text of the review is available in The Cochrane Library (ISSN 1464-780X).
This record should be cited as: Orozco LJ, Salazar A, Clarke J, Tristán M. Hysterectomy versus hysterectomy plus oophorectomy for premenopausal women. Cochrane Database of Systematic Reviews 2008, Issue 3. Art. No.: CD005638. DOI: 10.1002/14651858.CD005638.pub2.
This version first published online: July 16. 2008
Abstract
Background
Prophylactic oophorectomy alongside hysterectomy in premenopausal women is common. The decision to remove or conserve the ovaries is often based on the perceived risk for ovarian cancer and the need for other additional gynaecological surgical interventions. The benefits or harms of prophylactic bilateral oophorectomy at the time of hysterectomy in premenopausal women are unknown.
Objectives
To determine whether premenopausal women with hysterectomy without oophorectomy for benign gynaecological conditions versus hysterectomy plus bilateral oophorectomy would have a higher mortality rate and future gynaecological surgical interventions.
Search strategy
We searched the Cochrane Menstrual Disorders and Subfertility Group Trials Register (December 2005 to October 2007) and the following electronic databases: CENTRAL (The Cochrane Library 2007, Issue 4), MEDLINE (January 1966 to October 2007), EMBASE (January 1985 to October 2007), LILACS (January 1982 to October 2007), Biological Abstracts (January 1968 to October 2007), NHS Economic Evaluation Database (inception to October 2007), Health Technology Assessment Database (inception to October 2007), and the Meta RCTs (inception to October 2007). Reference lists of relevant articles were also searched.
Selection criteria
Randomised controlled and controlled trials of hysterectomy (using any surgical approach) without oophorectomy versus hysterectomy (using any surgical approach) with bilateral oophorectomy in premenopausal women with benign gynaecological conditions.
Data collection and analysis
Three review authors independently assessed trials for inclusion, determined study quality and extracted data. Study authors were contacted where information was unclear.
Main results
Of the 119 studies identified, only one controlled trial was included. Therefore, a quantitative meta-analysis was not feasible. The results of this study (with two publications) including 362 women were summarised in a narrative format. No randomised controlled trials were found.
Neither publication reported on the primary outcomes stated in this review. The trial showed evidence of very low quality of a positive effect on psychological well-being for both groups at one year follow up. No significant differences were found between the groups of women studied regarding any aspect of their sexuality.
Authors' conclusions
The conclusions of this review are limited by the lack of data. More research of higher methodological quality is needed.
http://www.cochrane.org/reviews/en/ab005638.html
Actualités
L’ablation d’ovaires sains lors d’une hystérectomie
le 25 juillet 2008
Pour les femmes préménopausiques, décider de subir ou non une hystérectomie - ablation de l’utérus - constitue un défi. Pour compliquer davantage la situation, plusieurs femmes doivent choisir de se faire enlever ou non les ovaires - une décision qui, selon les chercheurs, relève davantage des préférences de la femme et de son chirurgien que de la médecine fondée sur des preuves.
Ovariectomie prophylactique, voilà le terme médical utilisé pour désigner l’ablation d’ovaires sains pour réduire le risque de cancer de l’ovaire plus tard dans la vie.
« On pratique l’ovariectomie prophylactique partout dans le monde en se fondant sur très peu de preuves médicales », a affirmé le Dr Leonardo Orozco, principal auteur de cette analyse d’études et gynécologue-obstétricien traitant à l’hôpital pour les femmes de San Jose, au Costa Rica.
« La remise en question de cette pratique est une étape cruciale qui nous permettra d’améliorer notre prise de décisions et, éventuellement, la santé et le bien-être des femmes. »
Sur les 119 études évaluées par les chercheurs, cependant, un seul essai clinique contrôlé satisfaisait aux critères d’inclusion établis par l’équipe costaricaine, et il ne s’agissait pas d’une étude particulièrement fiable.
« Nos recherches nous ont permis de trouver un seul essai clinique de faible qualité qui est utilisé pour justifier le recours a un si grand nombre d’ovariectomies prophylactiques chaque année », a déclaré le Dr Orozco.
L’unique étude en question a porté sur 362 femmes qui avaient entre 45 et 55 ans au début de l’étude. Sur ces dernières, 217 avaient subi une hystérectomie et 106 autres avaient subi une hystérectomie et une ovariectomie.
Les responsables de l’étude se sont intéressés aux changements moyens qui s’étaient produits sur les plans du bien-être psychologique et de la sexualité un an après la chirurgie.
Malgré les limitations de l’étude, le Dr Orozco a constaté des résultats qui méritent d’être soulignés.
« Pour moi, le résultat le plus important de cette étude tient à ce qu’elle sensibilise les médecins à la nécessité de toujours se questionner sur le bien-fondé de leurs choix d’interventions. On ne peut pas se fier à sa seule formation, parce qu’il y a des interventions “courantes” qui ne sont pas nécessairement fondées sur les meilleures preuves. »
Cette analyse d’études paraît dans le plus récent numéro de The Cochrane Library, une publication de la Cochrane Collaboration, un organisme international qui évalue les recherches médicales.
« Il est presque impossible de faire de la recherche dans ce domaine parce qu’il est complètement impossible de conduire une étude prospective contrôlée à double insu, a expliqué la Dre Mary Jane Minkin. Voilà pourquoi la personnalisation des soins est absolument nécessaire dans ce domaine. »
Vu le manque d’études permettant de justifier un choix ou l’autre, la Dre Minkin dit à ses patientes que, tant que leurs ovaires sont en bonne santé, la décision leur revient.
« Mais il faut un consentement vraiment éclairé pour aider [les patientes] à prendre cette décision, et de nombreux médecins ne prennent pas le temps d’orienter cette prise de décision difficile. »
L’étude analysée aux fins de ce rapport a porté, entre autres, sur des femmes préménopausiques qui avaient subi une hystérectomie pour des problèmes gynécologiques bénins. Les chercheurs ont exclu toute étude portant sur des femmes atteintes d’un cancer gynécologique ainsi que les femmes ménopausées - selon les définitions fournies par les auteurs des études en question.
Les Drs Orozco et Minkin reconnaissent tous les deux que la décision de se faire enlever les ovaires nécessite la prise en compte d’un grand nombre de facteurs.
« Nous savons que les femmes qui vivent précocement la ménopause, que ce soit pour des raisons médicales ou, particulièrement, à cause d’une chirurgie [ablation des ovaires], courent un risque très élevé de maladie cardiovasculaire et d’ostéoporose », a indiqué la Dre Minkin.
« Si une hormonothérapie n’est pas prescrite, leur risque de maladie cardiovasculaire peut augmenter de sept fois. C’est vrai que le risque de cancer du sein diminue, mais celui des autres maladies augmente considérablement. »
Le Dr Orozco a également souligné l’importance de réfléchir aux implications à long terme de l’ablation des ovaires - certaines desquelles demeurent peu claires. Par exemple, même après la ménopause, les ovaires produisent des quantités considérables de certaines hormones qui sont converties en estrogène par d’autres tissus.
« Ainsi, dit le médecin, la fonction ovarienne pourrait receler des avantages sous-jacents... et l’ablation des ovaires risque d’avoir des conséquences cliniques considérables. »
Selon le Dr Orozco, d’autres recherches sont nécessaires « pour justifier une intervention dont nous ignorons encore tous les bienfaits et dangers. »
Source: Christe Bruderlin-Nelson, Center for the Advancement of Health
http://www.femmesensante.ca/news/news_show.cfm?number=995024202

